Une ville écologique

Le dérèglement climatique ne peut plus être ignoré, les phénomènes climatiques exceptionnels se multiplient. Clichy n’est pas épargnée par ces phénomènes : pics de pollution, îlots de chaleur accrus dans une ville livrée au béton… Il est temps d’agir !

Remettre la nature en ville, partager équitablement l’espace public aujourd’hui livré aux voitures, faire la transition énergétique à Clichy, favoriser une alimentation saine de proximité : nous voulons faire de  faire de Clichy une ville du XXIe siècle, une ville écologique, respirable, qui réconcilie l’humain et la nature.

 Transports/mobilité

Les constats

Nuisances sonores, pollution, difficultés à se déplacer dans en en dehors de la ville. Tel est le quotidien des clichois.es. Aujourd’hui, Clichy est une ville livrée aux voitures, au détriment d’autres formes de mobilité et des piétons.
Il est plus qu’urgent d’agir pour retrouver un partage équitable de l’espace public et pouvoir circuler dans une ville respirable et apaisée.
 

Nos propositions

  • Déployer un plan vélo pour Clichy : créer des pistes cyclables en site propre et connectées aux communes voisines ; installer des parcs de stationnement à vélos sécurisés proches des transports en commun et des ateliers vélo dans chaque quartier, promouvoir ce deux-roues dès le plus jeune âge.
  • Exiger l’installation à la station de métro Mairie-de-Clichy de portes palières pour fluidifier le trafic. Demander à Île-de-France Mobilités la mise en accessibilité de la station et de la ligne.
  • Optimiser le TUC (Transport Urbain de Clichy) en concertation avec les usagers : horaires, cadences, gratuité.
  • Sécuriser et réaménager les grands axes (boulevard Victor-Hugo, rue Henri-Barbusse, rue Martre) en particulier pour les piétons et les vélos.
  • Développer des zones piétonnes et des zones de rencontre où la voiture n’a pas la priorité (allées Gambetta, mairie, écoles, Maison du Peuple…)

Urbanisme/planification

Les constats

Notre ville est livrée au béton et aux promoteurs immobiliers. Depuis plusieurs années, la priorité a été donnée à la construction effrénée de nouveaux immeubles sans aucune réflexion menée sur l’adéquation entre ces nouveaux projets et la capacité d’accueil des services publics clichois, des transports ou sur la place laissée aux espaces naturels.
 
Loin de vouloir faire de Clichy une ville repliée sur elle même, alors qu’elle a de tout temps su accueillir des personnes de tous les horizons et catégories sociales, nous prônons face à un développement irréfléchi, un urbanisme responsable qui soit pensé en adéquation avec notre territoire et dans le respect de l’environnement.
 

Nos propositions

  • Combler le retard en équipements publics avec un plan pluriannuel d’investissements (écoles, équipements sportifs et culturels).
  • Imposer des espaces verts, des plantations ou des toitures végétalisées dans chaque opération immobilière, ainsi que des normes strictes en termes d’isolation thermique et de matériaux de construction.
  • Stopper la frénésie des grandes constructions immobilières et favoriser les projets immobiliers de faible hauteur, à taille humaine, intégrant une part de logements sociaux, pour en finir avec les constructions à visée spéculative.
  • Évaluer les besoins en stationnement des clichoises et des clichois : nombre de places et localisation.

Transition énergétique

Les constats

Les émissions de CO2 liées à la consommation énergétique en France représentaient 4,7 tonnes de CO2 en moyenne (chiffres du Ministère de l’écologie), soit l’équivalent de presque cinq allers-retours Paris-New-York en avion par personne par an. L’impact de cette consommation sur le dérèglement de notre planète ne peut être ignoré.
Des mécanismes sont mis en place en France pour inciter propriétaires et bailleurs sociaux à isoler les logements pour favoriser les économies d’énergie, ou à développer des projets d’énergie renouvelables et ainsi réduire l’impact carbone de la consommation énergétique.
Mais cela ne suffit pas. Nous avons la possibilité au niveau local d’accélérer le mouvement pour que les clichois.es ne vivent plus dans des passoires énergétiques, pour faire baisser la facture et participer dans le même temps à la baisse de nos émissions de CO2.  Il nous appartient aussi de retrouver la maîtrise de l’énergie que nous consommons en développant par exemple des projets de production d’énergie à l’échelle municipale ou en étudiant la possibilité de récupérer la gestion de
certains biens communs comme le service de l’eau.

Nos propositions

  • Établir un bilan carbone des activités municipales et mettre en place un plan d’isolation thermique des bâtiments municipaux.
  • Mobiliser les financements de l’État et de la région pour isoler les habitations (logements sociaux comme copropriétés privées) de manière à diminuer massivement le gaspillage d’énergie, les consommations et les dépenses des usagers liées au chauffage.
  • Repenser la gestion du chauffage urbain pour obtenir une baisse des coûts et un meilleur bilan énergétique, en concertation avec les usagers.
  • Développer des projets de production d’énergie verte pour répondre aux besoins de certains équipements municipaux.

Lutte contre la pollution

Les constats

Dans une ville livrée à la voiture, la pollution sonore s’ajoute à la pollution atmosphérique. Le bruit est une source de nuisances importante qui met en danger la santé de nombreux clichoises et clichois. Parallèlement, les écrans et publicités lumineuses envahissent de plus en plus nos espaces. A la pollution atmosphérique et sonore vient s’ajouter une pollution lumineuse qui impacte très directement l’environnement que ce soit du point de vue de la consommation énergétique engendrée que de celui des perturbations engendrées sur les animaux et insectes.La municipalité se doit d’agir contre ces différentes pollutions dans l’intérêt des clichoises et clichois et de l’environnement.

Nos propositions

  • Lutter contre la pollution lumineuse : interdire les écrans publicitaires sur l’espace public, développer un éclairage public efficace et intelligent, inciter à la réduction de l’éclairage des commerces la nuit.
  • Combattre le bruit en bâtissant un mur végétal à proximité du périphérique, et un revêtement antibruit sur les grands axes routiers.
  • Adopter à Clichy un arrêté antipesticides.
  • Demander l’installation d’une borne Airparif pour mesurer la qualité de l’air, et inscrire la ville dans une « zone zéro émission ».
  • Limiter les nuisances de chantiers (déchets, bruit, poussières, circulation) en imposant des règles strictes aux entreprises intervenantes.

Déchets/recyclage

Les constats

Limiter notre impact sur le changement climatique passe aussi par une gestion raisonnée de nos déchets en vue de leur réduction. Chaque année, ce sont 513kg de déchets ménagers par français qui sont produits. Pourtant, de plus en plus de familles tentent de trouver des solutions pour réduire leur production de déchets.

Le ramassage des déchets est géré au niveau de l’intercommunalité mais la municipalité peut agir  pour accompagner les clichoises et clichois vers la réduction de leur production de déchets ménagers.

Nos propositions

  • Favoriser le développement du compost dans toutes les copropriétés et HLM en mettant en place des composteurs municipaux dans tous les quartiers.
  • Mettre en place un système incitatif pour le recyclage et la réduction du volume des déchets et de leur coût de traitement, accompagné de mesures d’information et de formation.

Nature en ville

Les constats

Clichy n’est pas épargnée par le dérèglement climatique. Les canicules des étés passés nous ont montrées que nous n’étions pas préparés à faire face à des événements climatiques exceptionnels. La pollution est également omniprésente, dans une ville traversée au quotidien par des milliers de voitures, et met en danger la santé de tous les clichoises et clichois.
Dans le même temps, notre ville se « surdensifie » tandis que la nature y occupe une place très réduite.
Il est temps, pour rendre Clichy respirable et en capacité de faire face aux événements climatiques exceptionnels, de nous réconcilier avec la nature et de lui redonner la place qu’elle mérite.

Nos propositions

  • Maintenir et mettre en valeur les espaces verts délaissés (square Rose-Guérin, Charles-de-Gaulle, terrain Foucault…).
  • Recréer les serres municipales dans le parc des Impressionnistes et les intégrer à un projet éducatif en lien avec les écoles de la ville.
  • Rendre la ville à la nature en végétalisant massivement nos rues et en développant de nouveaux parcs.
  • Aménager une coulée verte en bord de Seine, qui reliera le parc des Impressionnistes à un nouveau parc situé près du pont de Gennevilliers.
  • Favoriser la biodiversité dans nos espaces verts (nidification des oiseaux sur les bâtis, végétation native d’Île-de-France pour l’adaptation aux insectes).
  • Lutter contre les îlots de chaleur et l’imperméabilisation des sols notamment dans des cours d’école et dans certains espaces publics.
  • Créer une délégation à la protection animale.

Alimentation

Les constats

Bien souvent, dans la restauration collective, notamment dans nos cantines scolaires, encore trop peu est fait pour assurer l’accès à une alimentation saine, de qualité et locale. L’offre en alimentation à Clichy est diverse mais n’est pas forcément toujours accessible au plus grand nombre, notamment en matière de produits sains, locaux et de qualité. Assurer l’accès à tous les Clichoises et Clichois une alimentation saine, locale, de qualité, si possible biologique et accessible financièrement, tel est l’objectif que doit atteindre notre ville dans les années à venir. 

Nos propositions

  • Proposer des produits bio, locaux et de saison et mettre en place deux repas végétariens par semaine dans les cantines scolaires, y bannir l’utilisation du plastique.
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire en favorisant la redistribution des invendus des commerces aux associations qui viennent en aide aux personnes en difficulté.
  • Développer les jardins partagés et familiaux.
  • Favoriser la création d’une deuxième AMAP accessible aux foyers les plus défavorisés.
  • Faciliter l’accès à l’épicerie solidaire.