Johan

Procuration

Donner une procuration pour Clichy en Commun.

En cas d’indisponibilité,pour une raison ou une autre, il est possible de donner une procuration pour le dimanche 15 et/ou le dimanche 22 mars. Si on est absent on peut quand même voter. Il suffit de se rendre au commissariat de police avec une pièce d’identité et le nom de celui ou celle qui prendra votre procuration.

Pour que ça aille plus vite, il est possible de préparer le formulaire depuis chez soi, avant de l’apporter au commissariat.

Si vous ne savez pas à qui donner votre procuration, contactez-nous! nous trouverons un soutien pour le faire ! contact@clichyencommun.com

06.04.17.47.30

La charte de déontologie des candidat.e.s de Clichy en Commun

La charte de déontologie des candidat.e.s de Clichy en Commun

Préambule

Le respect de principes éthiques de la part des élu.e.s dans l’exercice de leur mandat est l’une des conditions essentielle qui fonde la confiance des citoyen.ne.s dans l’action de leurs représentant.e.s. Conformément à la Loi n°2015-366 du 31 mars 2015 visant à faciliter l’exercice, par les élus locaux, de leur mandat, le Maire a souhaité doter le Conseil Municipal d’une charte de déontologie qui fixe le cadre de règles et de bonnes pratiques.

Les dispositions de cette charte s’appliquent aux élu.e.s municipaux.ales, quelle que soit leurs fonctions, dans l’exercice de leur mandat et de leurs représentations dans les divers organismes associés à la Collectivité.

Principes généraux

Les élu.e.s du Conseil Municipal de la Ville de Clichy s’engagent à respecter les principes de respect, d’honneur, d’impartialité, de diligence, de dignité, de probité, d’intégrité et d’exemplarité. Ils et elles doivent, dans l’exercice de leur mandat et pour les décisions qu’ils et elles prennent, faire prévaloir l’intérêt public et le bien commun dont ils et elles ont la charge. Ils et elles sont et restent responsables de leurs actes pour la durée de leur mandat devant l’ensemble des citoyen.ne.s de la Collectivité, à qui ils et elles rendent compte des actes et décisions prises dans le cadre de leurs fonctions.

Le candidat tête de liste s’engage si il est élu à :

1) Non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives

– Ne pas cumuler plus d’un mandat électoral et d’une fonction exécutive. Cet engagement ne concerne pas les fonctions qui relèvent de la participation de la commune à une intercommunalité.

– Ne pas briguer plus de deux mandats consécutifs.

2) Bonnes pratiques de gestion

 – Veiller à la formation de l’ensemble des élu.e.s du Conseil Municipal, notamment sur l’élaboration et sur le contrôle du budget, la passation des marchés publics, l’exécution des délégations de services publics mais également sur la déontologie adapté aux risques propres à chaque service municipal.

 – Rendre public le nombre des emplois de cabinet et leur coût total.

 3) Publication des informations

– Mettre à disposition sur le site internet de la Mairie, en open data clair et accessible à tous : 

  • les comptes-rendus des réunions de commissions municipales, dans le respect des obligations légales de confidentialité pour les commissions d’appels d’offres et d’urbanisme ;
  • la liste détaillée des subventions attribuées ;
  • les décisions de la juridiction administrative concernant la commune ;
  • les rapports des Chambres régionales des Comptes sur la gestion de la collectivité ou de ses structures associées ;
  • les rapports annuels des délégataires des services publics locaux ;
  • les Plans Locaux d’Urbanisme ;
  • les arrêtés publics du Maire ;
  • le montant des sommes dépensées pour la communication annuelle, ainsi que celles allouées aux élu.e.s de l’opposition, avec un rappel des montants des années précédentes ;
  • tous les budgets et comptes administratifs de la commune avec les ratios de gestion comparables avec ceux des années précédentes;
  • le montant des indemnités perçues par chaque conseiller.e municipal.e;
  • l’assiduité des conseiller.e.s municipaux.ales aux séances plénières;

4) Reconnaissance du rôle des élu.e.s minoritaires

– Permettre aux élu.e.s minoritaires d’exercer leur droit à la formation, à l’information et à l’expression.

– Associer les élu.e.s minoritaires aux phases de négociation prévues dans les procédures d’attribution des marchés publics et des concessions.

– Associer les élu.e.s minoritaires à la désignation des membres non élus de la Commission consultative des services publics locaux.

– Indemniser l’ensemble des élu.e.s, même celles et ceux n’ayant pas reçu de délégation de l’exécutif et/ou de l’opposition.

– Élargir le droit à la protection fonctionnelle à tou.te.s les élu.e.s.

5) Participation citoyenne 

– À mettre en place les outils de dialogue facilitant l’implication des citoyen.ne.s dans la vie municipale avec :

  • Une commission consultative des Services Publics Locaux, comme le prévoit le C.G.C.T. pour les communes de plus de 10 000 habitants (Article L1413-1). Il s’engage à rendre public le rapport annuel de cette commission.
  • Une commission de contrôle financier comprenant notamment des élu.e.s minoritaires et des citoyen.ne.s, dans le respect de l’article R2222-3 du C.G.C.T., et il s’engage à rendre public un rapport annuel des travaux de cette commission.

 – Ce que toute commission, comité, conseil de quartier ou jury non réglementé, les personnalités qualifiées non-élues soient désignées par la majorité et par l’opposition au prorata de leur représentativité au Conseil Municipal.

 – L’ouverture aux citoyen.ne.s des travaux de la commission en charge de l’attribution des subventions qu’il s’engage à mettre en place.

6) Prévention de la corruption

– Faire adopter par l’organe délibérant un plan complet de prévention de la corruption avec les sept volets prévus par la loi Sapin 2, adaptés aux collectivités territoriales :

  • code de conduite
  • régime disciplinaire
  • dispositif de recueil de signalement des lanceurs d’alerte
  • cartographie des risques
  • évaluation des tiers
  • contrôle comptable
  • formation des élu.e.s et cadres aux risques de corruption.

7) Conflits d’intérêts

La Loi n°2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique définit dans son article 2 le conflit d’intérêt comme « toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ».

Dans l’exercice de leur mandat, les élu.e.s du Conseil Municipal de la Ville de Clichy poursuivent le seul intérêt général, à l’exclusion de tout intérêt qui leur soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier. Ils et elles veillent à la confidentialité des informations privées qui pourraient être portées à leur connaissance dans le cadre de leur mandat.

Tou.te.s les candidat.e.s s’engagent si ils et elles sont élu.e.s à :

– Observer une obligation de déport lors des réunions préparatoires, débats et votes sur toutes les questions, sujets ou dossiers pour lesquels ils ont un intérêt personnel, familial ou professionnel à l’affaire impliquant les dispositions de l’article L. 2131-11 du Code général des collectivités territoriales relatif à l’illégalité des délibérations auxquelles ont pris part des membres du conseil,

– Ne pas détenir directement ou indirectement un intérêt quelconque dans une entreprise ou une opération sur laquelle ils ou elles seraient amené.e.s à assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement.

– Adopter le plan de prévention de la corruption prévu par la Loi Sapin 2

8) Impartialité

Les élu.e.s du Conseil Municipal de la Ville de Clichy  accomplissent leur mandat en faisant prévaloir l’équité et l’objectivité dans leur prise de décision et s’engagent à :

– Refuser de bénéficier d’avantages pour eux-mêmes ou autrui liés à l’exercice de leurs fonctions en contrepartie de l’accomplissement ou de l’abstention de l’accomplissement d’un acte de leurs fonctions, ou pour abuser de leur influence pour peser sur une décision ; en particulier à ne pas accepter, de façon directe ou indirecte, des cadeaux et libéralités dans le cadre de leurs fonctions (à l’exception des cadeaux protocolaires),

– Refuser des invitations si elles sont, par leur valeur, leur fréquence ou leur intention, de nature à influencer ou paraître d’influencer l’exercice indépendant et impartial de leurs fonctions,

– Ne pas se placer ou se laisser placer dans une situation de dépendance ou de vulnérabilité à l’égard d’une personne ou d’une entité qui les conduirait à ne pas respecter les dispositions de la présente charte, notamment à accorder une faveur en retour.

9) Exemplarité

Les élu.e.s du Conseil Municipal de la Ville de Clichy s’attachent à promouvoir, dans le cadre de leurs fonctions, les principes énoncés dans la présente charte et s’engagent à :

– Participer avec la plus grande assiduité possible aux réunions des instances municipales et aux réunions de préparation de celles-ci.

– Participer avec la plus grande assiduité possible aux réunions des organismes, institutions et associations dans lesquels ils ou elles sont désigné.e.s par le Conseil Municipal ou par le Maire.

– Respecter les missions de l’Administration, sans préjudice de son pouvoir hiérarchique.

– Appliquer une politique de “tolérance zéro” à l’égard des propos ou comportements discriminatoires envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée (Article R625-8 du Code Pénal).

Tout.e élu.e ne respectant pas les engagements de cette charte sera immédiatement exclu.e de la majorité municipale.

Le 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes.

Le 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes

Depuis 1977, le 8 mars est officiellement la journée internationale pour le droit des femmes. On y célèbre les avancées et les victoires dans le monde entier et on rend hommage aux femmes qui ont lutté pour. Cette journée est aussi l’occasion pour les femmes de faire entendre leurs revendications. 

Encore aujourd’hui en France, une femme meurt tous les 2 jours, sous les coups de son conjoint ou ex conjoint. Ce chiffre est encore plus important dans d’autres pays comme le Brésil où plusieurs femmes meurent par jour. En 2016, 170 viols ou tentatives de viol ont été recensées et ce chiffre ne fait qu’augmenter. 

Même après des combats acharnés dans toute la France, depuis des années les femmes gagnent encore en moyenne 26% moins que les hommes. Sur le plan politique le constat est toujours aussi alarmant. En effet seulement 25,6% des parlementaires sont des femmes et le plafond de verre est encore omniprésent dans la majorité des secteurs à grandes responsabilités. Et ces chiffres ne sont qu’une petite partie des nombreuses inégalités et discriminations que connaissent aujourd’hui les femmes dans le monde et en France. Par exemple seulement 9,8% des pays sont dirigés par des femmes.   

Que ce soit en récompensant le travail d’un homme coupable de pédocriminalité et de nombreux viols, ou en faisant passer des réformes qui désavantagent les travailleuses, notre société française actuelle, fait comprendre aux femmes qu’elles sont toujours ramenées à leur genre et que le combat pour l’égalité des droits est loin d’être fini. Dans tous les domaines, que ce soit dans la vie quotidienne, dans le monde politique, le monde du cinéma, les femmes sont encore vues comme une communauté à part de la société et une communauté marginalisée.

Ce 8 mars est donc l’occasion pour toutes les femmes du monde de faire connaitre leurs droits. En France c’est notamment les différences salariales qui sont mises sur le devant de la scène lors de cette journée grâce au mouvement de grève prévu dans toute la France à partir de 15h40. En effet, depuis quelques années toutes les femmes sont invitées à cesser le travail à partir de 15h40. C’est l’heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées chaque jour. Ce mouvement souhaite contester le fait que les femmes travaillent gratuitement ou soient cantonnées au travail à temps partiel.

Les associations féministes appellent à une « marche des grandes gagnantes » et nous invitent tous à nous retrouver Place d’Italie à 14h. C’est l’occasion de nous retrouver pour montrer que la lutte pour le droit des femmes rassemble tout le monde. Citoyennes et citoyens, le combat continue et notamment dans la rue ! Portons nos rubans blancs et retrouvons-nous dimanche pour nous faire entendre.      

Cette journée existera tant que l’égalité hommes-femmes ne sera pas atteinte. La lutte pour les droits des femmes doit aujourd’hui être au cœur de notre engagement politique. Il faut réformer un système encore ancré dans des carcans patriarcaux qui ne sont plus d’actualité, ouvrir des budgets dédiés à cette problématique. 

Les femmes et les hommes de Clichy en Commun se battront, à leur échelle, pour faire bouger les choses dans notre ville en développant les dispositifs de lutte contre les discriminations et les inégalité hommes-femmes, en soutenant des associations ou en créant des outils d’alerte contre le harcèlement et les discriminations au travail. 

Discours Nolwenn Lizé

Discours du meeting du 3 mars

Discours de Nolwenn Lizé

C’est la première fois que je parle devant autant de monde soyez indulgent s’il vous plaît c’est assez étrange.

On m’a souvent dit pendant la campagne que j’étais beaucoup trop jeune pour savoir ce qu’il faut pour le bien de la ville. En m’engageant pour la première fois avec Clichy en Commun j’ai voulu montrer que les jeunes pouvaient s’intéresser à la politique et que même si on a moins d’expérience on peut avoir des choses à dire ! 

Et j’ai donc décidé de le faire cette année avec Clichy en Commun. Parce que d’abord ce projet réunit toutes les valeurs que l’on m’a inculquées depuis toujours mais aussi parce que l’on m’a appris qu’à plusieurs on est plus fort et quand on nous regarde c’est exactement ce qu’il ressort, oui l’union fait la force. 

Mais aussi par ce que en tant qu’enfant de l’hôpital Beaujon et ayant fait toute ma scolarité à Clichy, cette liste représente la meilleure alternative possible au maire actuel qui veut transformer notre ville.

Je suis fière de pouvoir dire que je fais partie d’une liste qui peut changer les choses. Qui peut, à son échelle combattre le réchauffement climatique et rendre notre ville plus verte car c’est aujourd’hui une priorité que beaucoup de politiques délaissent encore. 

Je suis fière de faire partie d’une liste qui peut combattre les inégalités sociales et permettre aux plus démunis d’être plus écouté. Une liste qui permet autant aux jeunes, aux femmes, aux étrangers, aux précaires et aux plus défavorisés de s’émanciper et de vivre plus sereinement. 

J’espère que les Clichoises et les Clichois vont être convaincue par notre volonté de faire bouger la ville et vont nous suivre dans notre engagement pour continuer à vivre dans le Clichy que nous aimons

Alors le 15 et 22 mars votons et faisons voter Clichy en Commun !  

Merci et bonne soirée

Discours Charlotte Niewiadomski

Discours du meeting du 3 mars

Discours de Charlotte Niewiadomski

Je suis arrivée à Clichy en 2005 et j’ai tout de suite aimé cette ville que je ne connaissais pas. Je me suis dit « chouette, en plus c’est une ville à gauche ». Enfin, en quelque sorte. On était sous le règne de Gilles Catoire.

Quelque temps après, on a monté le projet d’atelier vélo solidaire pour Clichy, avec le soutien fort de Marie-Claude Fournier, adjointe en charge de l’Économie sociale et solidaire à l’époque. Et c’est là que j’ai vu que des employés municipaux étaient démobilisés, qu’il y avait une ambiance de division dans l’équipe municipale. J’ai vu les dégâts que peuvent causer 30 ans de pouvoir non partagé.

En 2014, lorsque Marie-Claude m’a proposé de participer à l’aventure de Clichy Citoyenne, je l’ai rejointe avec plaisir, en espérant vraiment qu’on se débarrasserait de Catoire. Manque de pot, on a récupéré Muzeau. On est passé d’un autoritarisme à l’autre…

Depuis 5 ans maintenant, c’est carrément la catastrophe : nos écoles se dégradent, la solidarité se délite…

Avec Clichy en Commun, nous voulons que l’argent public aille à l’école publique, pas à Sainte Marguerite. Nous voulons réhabiliter les groupes scolaires de Clichy et défendre les moyens alloués par l’Education nationale. Nous voulons rétablir la mixité sociale dans nos écoles en travaillant sur la carte scolaire.

Nous tractons tous les matins devant les écoles depuis une dizaine de jours maintenant. Les parents accueillent vraiment bien notre démarche, c’est encourageant !

Il nous reste 12 jours pour nous débarrasser de Muzeau : récupérons notre ville, le Clichy que nous aimons, avec Clichy en Commun !

Discours Alice Noret

Discours du meeting du 3 mars

Discours d’Alice Noret

Nous sommes toutes et tous réuni.e.s ce soir car nous aimons notre ville, car nous avons des idées et des projets pour elle et souhaitons pouvoir les voir se réaliser.

Mais nous ne sommes pas les seul.e.s. 61 000 habitant.e.s, dont moins de 30.000 seulement pourrons s’exprimer dans les urnes les 15 et 22 Mars prochains. 

Mais le vote, ce n’est pas la seule manière de vivre la citoyenneté. On en a fini du système « Je vote une fois tous les 6 ans puis je me tais » Non ! Exprimer son opinion, partager ses compétences et les mettre au service de toutes et tous c’est un travail de chaque jour.

Pour cela, la municipalité se doit d’avoir un rôle de facilitation, d’organisation et de médiation. Mais le pouvoir de décision doit rester celui du plus grand nombre de personnes.

Avec Clichy en Commun, nous souhaitons mettre en œuvre tous les moyens à notre disposition pour permettre à toutes et tous de participer à la vie locale.

Projets participatifs avec un budget alloué, utilisation accrue des moyens numériques, et aussi formations. Des formations sur le projet en cours pour pouvoir avoir tous les éléments en main avant de décider, mais également des formations au numérique pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec ces outils. 

Il faut systématiquement penser à l’inclusion des personnes souffrant de handicaps en aménageant les locaux, les outils et sensibiliser les agents (langage des signes, coupler oral et écrit, …). Enfin, s’adapter aussi aux personnes qui maîtrisent mal la langue française mais souhaitent agir pour notre ville.

Si ces combats sont aussi les vôtres, rendez-vous les 15 et 22 Mars prochains, puis durant les 6 prochaines années pour que l’on puisse, ensemble, construire un Clichy qui ressemble à ses habitantes et habitants.

Discours Valérie Darriau

Discours du meeting du 3 mars

Discours de Valérie Darriau

Je vais vous dire quelques mots même si je dois d’abord vous indiquer que je n’aurais pas dû être celle qui s’exprime devant vous. C’est Chantal qui aurait dû être là mais qui malheureusement ne peut se joindre à nous ce soir. Je vais vous parler du combat écologique, celui dont nous sommes redevables devant nos enfants et les générations futures. Ce combat auquel nous avons choisi d’adhérer et dans lequel nous sommes engagés. 

L’écologie, il y a ceux qui en parlent, qui vous disent “ L’écologie, ça commence à bien faire”, ou comme d’autres qui demain rasent gratis vous disent qu’ils en feront demain. Qu’après avoir fait pousser du béton, il feront pousser des fleurs ou qu’après avoir creusé des parkings, ils planteront des arbres. Ce sont les mêmes qui collent “écologique” sur les couverts en plastique soi disant réutilisables, ou qui répandent du glyphosate dans les champs. 

C’est la logique de la droite

Dans mon activité professionnelle, j’ai travaillé dans des services de l’État qui examinaient les scots, des schémas de cohérence territoriale. Il y en a un qui prévoyait de créer une route gratuite parallèle à l’autoroute dans laquelle le matin il y avait des bouchons, pour améliorer le trafic, réduire la pollution dans une optique de développement  durable. Bien sûr, ça ne marche pas, car cela crée un appel d’air, un aspirateur à voitures et finalement plus de trafic et de pollution. On avait bien rigolé en regardant ce dossier et on avait émis un avis défavorable. Je vous parle de ça,  c’était il y a vingt ans. C’est la logique de la droite du passé.

 C’est la même logique qui aujourd’hui fait penser qu’en créant un accès au périphérique ou un contournement routier on désengorgera Clichy. 

Heureusement, il y a ceux qui en font, de l’écologie, qui portent des projets ambitieux et courageux. C’est notre liste, qui promeut une logique à l’opposé de celle qui attribue 90 % de l’occupation de l’espace public à la voiture, qui développera les modes doux, le vélo, la marche a pied, le partage de l’espace public pour que nos aînés puissent marcher tranquillement, que nos enfants puissent rouler à vélo sans crainte et que les personnes à mobilité réduite puissent se déplacer plus aisément. 

Ce combat demande un caractère pugnace, volontaire et déterminé. Ces qualités, partagées par les colistiers et les colistières présent.e.s ce soir,  seront nécessaires pour relever les nombreux défis qui nous attendent dans quelques jours pour faire de Clichy une ville du futur.

Discours Alain Fournier

Discours du meeting du 3 mars

Discours d’Alain Fournier

Bonjour chers ami.e.s, camarades, copains-copines. Quel que soit le nom sous lequel vous souhaitez être appelés, quelle que soit votre histoire et culture politique, soyez ici les bienvenus. Ces différents noms traduisent notre diversité qui arrivent à se fondre dans un tout riche et cohérent. C’est cela, la démarche Clichy en Commun.

Oui, notre objectif est clair ! Nous voulons mettre fin au mandat du maire actuel Rémi Muzeau, mettre fin à cette majorité de droite qui a bouleversé l’équilibre de notre ville.

Oui, notre objectif est clair ! Nous voulons l’emporter pour mettre en place une véritable politique écologique, une véritable politique solidaire, une véritable politique citoyenne.

Et mon pressentiment, comme celui de celles et ceux d’entre nous qui sont sur le terrain au contact des Clichois, est que nous allons réaliser notre objectif, celui de l’emporter.

Certains nous affirment que Rémi Muzeau a tiré la ville vers le haut. Mais ce concept n’a aucun sens : tirer vers le haut de quoi ? Ça ne veut rien dire.

Effectivement, on peut constater qu’il a tiré vers le haut la taille des bâtiments comme la tour au-dessus de la maison du Peuple : 99 mètres. Heureusement, le ministre a mis un veto et pour le moment suspendu le projet.

On voit que le maire va tirer vers le haut les températures avec la bétonnisation tout azimut de la ville et l’artificialisation des sols. Il crée de fait des îlots de chaleur alors que c’est le contraire qu’il faut faire. Dans une vidéo, une de ses soutiens dit qu’il fait toujours beau à Clichy depuis cinq ans. Elle n’a pas tord ; demain il fera toujours très très chaud à Clichy pendant les canicules.
Et puis, il a tiré aussi vers le haut le prix de l’immobilier. Il veut faire de notre ville un Levallois bis, pour les nouveaux riches en chassant les classes populaires. Or, nous, ce que nous aimons à Clichy, c’est cette mixité sociale et cette diversité qui font que nous vivons bien ensemble.

Alors, que cela soit bien évident pour tous : nous voulons arrêter les grands Projets inutiles et imposés. Nous voulons solder définitivement le projet de la tour au-dessus de la Maison du peuple ou ailleurs, car je crains que Muzeau veuille dédommager le promoteur en lui offrant un autre terrain. Non Duval ne 
fera pas de tour à Clichy. Nous établirons un projet en lien avec les habitants pour rénover et faire vivre la Maison du peuple, un projet social et culturel qui respectera sa fonction première, à savoir pour le peuple.

Nous voulons stopper le parking des allées Gambetta qui va détruire cette plus belle promenade de Clichy. Nous ne laisserons pas les arbres être massacrés car ne croyez pas à la promesse de les emmener pour les replanter à Messelan. Nous ferons travailler un juriste pour décortiquer le contrat signé et nous mènerons une guerre juridique contre la société QPark qui a obtenu le marché, parce que ça n’est pas elle qui décide à Clichy mais les électeurs qui nous auront élus. 

Nous voulons sauver le centre artisanal Léon Blum et le rénover pour le transformer en un vrai pôle d’Économie Sociale et Solidaire, cette forme d’économie qui crée des emplois et met en avant l’humain et la nature avant les profits. 

Nous voulons empêcher la destruction des immeubles de Belfort-Sanzillon. Nous refuserons que celles et ceux qui ont construit leur vie à Clichy en soient chassé.e.s. Nous les réhabiliterons en accord avec les locataires.

Rémi Muzeau annonce que son nouveau mandat sera celui du cadre de vie, des espaces verts et donc de l’environnement. Celui qui se termine a été celui de la construction ; nous, nous disons celui du bétonnage. Il découpe en tranche sa politique, après le temps du béton, voici le temps des jardins. Mais attention, un projet qui a du sens se construit de manière équilibrée, simultanément.

Ce découpage, témoigne surtout de l’absence de vision, de la vacuité de sa pensée. D’ailleurs la création d’un parc sur l’actuel siège de Bic n’a aucun sens. D’abord parce le terrain appartient à Bic et que, soit ils vendront le bâtiment à une autre grosse entreprise, soit ils feront une opération immobilière. Et puis, il y a déjà le parc des Impressionnistes à proximité.

Ceux d’entre nous qui ont été élus savent bien que Rémi Muzeau ne s’est jamais préoccupé d’écologie, c’est hors de son cadre de pensée. Son affichage, naturellement, n’est juste qu’opportuniste. Cette attitude décrédibilise l’idée politique, et à l’heure où nombre de gens se désintéressent de la politique, à l’heure où l’abstention croît, ce comportement y contribue.

Autre point important de notre projet, nous voulons diminuer la pression automobile à Clichy pour respirer et mieux vivre. Rappelons que la pollution atmosphérique tue plus de 48 000 personnes par an en France. Sur cette question des transports et de la voiture, Rémi Muzeau a un demi siècle de retard. Il pense qu’en rajoutant constamment de la route, en créant de nouvelles voies, les embouteillages disparaîtront.

À une question sur Radio Orient qui lui a été posée au sujet des embouteillages à la porte de Clichy, il a répondu : oui il faudra faire quelque chose, nous devrons voir cela. Mais quoi ? Il n’en sait rien. Bien sûr, cette question n’est pas simple car la ville n’est pas toute puissante, n’a pas de pouvoir sur les voies départementales mais il faut négocier sans relâche, rappeler encore et toujours pour faire évoluer les mentalités des élus et de l’administration.

Rémi Muzeau défend les pires solutions : entrée directe du Périphérique à la Porte de Clichy, heureusement que nous pourrons nous appuyer sur la ville de Paris qui a fait faire une étude qui démontre que les embouteillages ne diminueraient pas.

Le boulevard de contournement de Clichy appelé initialement le BUCSO ; c’est faire une autoroute urbaine dans Saint-Ouen, tout cela pour désengorger hypothétiquement Gl Leclerc et Gl Roguet. C’est le phénomène NIMBY, pas de cela chez moi, mais d’accord pour l’envoyer chez les autres. Si nous habitions Saint-Ouen, nous nous opposerions à cette autoroute ; donc on ne peut revendiquer un projet dans une autre commune que nous refuserions dans note propre ville.

Encore une fois, la solution est moins de voitures, plus de transports en commun ou de mobilités douces comme les vélos et la marche.

Rémi Muzeau parle maintenant de vélo et pistes cyclables, mais n’a pourtant pas répondu au questionnaire MDB. Surtout, si ce point est si important pour lui, pourquoi ne l’a-t-il pas fait dans le mandat actuel ?

Le programme de Rémi Muzeau pour ces six prochaines années est donc bien 
le contraire de ce qu’il a réalisé depuis cinq ans. De fait, il trompe les habitants, les électeurs avec de belles paroles, des promesses qui ne valent rien.

Le projet que nous portons au plan social, est d’opérer un virage à 180° sur la question du logement. Rémi Muzeau n’a construit que des logements en accession à la propriété afin de changer la sociologie de la ville. Nous voulons rétablir les trois tiers : un tiers logement social, un tiers logement intermédiaire et un tiers d’accession à la propriété y compris l’accession sociale.

Par ailleurs, Clichy est une des villes des Hauts-de-Seine où la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est la plus importante. Nous nous engagerons à travailler la faisabilité d’un revenu minimum garanti comme d’autres villes l’ont réalisé ; je pense notamment à Grande-Synthe dans la banlieue de Dunkerque, qui a pu le financer grâce à des économies sur l’éclairage public.

Vous savez, la sécurité, que nous appelons tranquillité publique, n’est envisagée par la droite que de façon sécuritaire : plus de sanction, plus de police, plus de caméras de vidéosurveillance. Si la répression a aussi son utilité pour diminuer la délinquance, elle n’est pas la seule solution : la prévention principalement en direction des jeunes est bien plus efficace. Nous réinstallerons les Maisons de Quartiers qui ont été scandaleusement fermées depuis cinq ans.

Parlons d’ailleurs d’une des spécialités de la pratique de cette majorité municipale : elle désengage la ville au profit du département de ses propres organismes qui permettaient de choisir une politique locale : Clichy-habitat est bradé à Hauts-de-Seine habitat, la Semercli se fond dans Citalios. Nous étudierons la possibilité de récupérer en toute gestion ces organismes.

N’oublions pas non plus les projets du Grand Paris. En fait, cette majorité peut ainsi prétendre ; ça n’est pas moi qui prend les décisions, c’est l’autre. Tout cela signifie que Rémi Muzeau n’est pas le Maire qui décide pour Clichy et ses habitants. Quant à sa majorité, elle n’agit pas, elle ne sert à rien. Nous avons toutes et tous pu constater que les conseils Municipaux ne sont que des chambres d’enregistrement.

Et bien nous, nous ramènerons un vrai pouvoir politique, parce que mandaté par les Clichois Il y aura un vrai Maire qui sera le garent du projet, de vrais adjoints qui assumeront leurs délégations de A à Z et de vrais conseillers qui s’impliqueront totalement. Nous donnerons même un certain pouvoir de proposition à l’opposition comme le prévoit la charte Anticor, ce que cette majorité n’a jamais permis.

Nous mettrons en place des comités de quartiers et des commissions extra-municipales, commissions citoyennes, pour co-élaborer avec la population, et nous n’oublierons pas les résidents étrangers qui ne peuvent pas voter, ce qui constitue un vrai scandale démocratique en France alors que quasiment tous les pays voisins octroient le droit vote et l’éligibilité.

Le personnel communal est en grande souffrance depuis plusieurs années. Nous constatons un grand mal-être au travail qui se traduit par un taux anormal d’arrêts de maladie. Et bien nous, nous n’acceptons pas qu’il en soit ainsi. Il est anormal que le personnel communal subisse un management de type privé. Nous voulons que chaque agent travaillant pour la ville se sente bien, soit acteur de son travail. C’est pour cette raison que nous avons demandé en toute indépendance et respect de chacun à rencontrer les syndicats de la ville afin de discuter d’une autre forme de fonctionnement.

Effectivement, l’élection va se jouer entre la liste du maire sortant et la nôtre. Si les deux listes sont sérieuses sur une plan électoral, il n’y a qu’une liste sérieuse sur le plan du programme. Nous sommes la seule liste qui a un vrai projet communal.

C’est un peu comme pour la réforme des retraites : au delà des débats sur l’âge de départ ou le calcul des pensions, la question primordiale qui me conduit d’abord à être opposé à ce projet de réforme est : quel est le projet de société ? Il est évident, c’est l’adaptation à la mondialisation libérale.

De la même manière, localement, il n’y a qu’une liste qui a un programme élaboré avec une vision d’un projet de société, ce projet écologique, solidaire, émancipateur et citoyen : c’est Clichy en Commun. Les autres ne font que du green-washing et de la fausse démocratie participative instrumentalisée à leur unique profit.

Muzeau écrit dans les dix raisons de voter pour lui qu’il veut mettre en place une nouvelle démocratie. Actuellement, il n’y en a aucune ; les habitants apprennent l’existence d’un projet en contemplant les panneaux que met la municipalité sur la voie publique une fois que tout a été discuté dans leur mairie-bunker. Le maire ne reçoit aucun collectif, il ne répond même pas, il a peur du débat. Aucune réponse aux associations pourtant dûment déclarées en préfecture, ni celle contre la taxe de balayage, ni celle de Quartier Maison du peuple.

Et enfin, il termine son message par : 2020-2026 : allons plus loin. Ben quoi, la question posée n’est pas d’aller plus loin mais de savoir où et pour quoi faire. Eh bien nous, nous répondons fermement à Muzeau : nous ne voulons surtout pas aller plus loin avec vous !

Nous voulons bâtir cette ville écologique, solidaire et citoyen. Alors, si nous souhaitons ardemment, nous Clichoises et Clichois vivre cette aventure, il faut massivement voter et faire voter pour Clichy en Commun. La victoire est à portée de main. Nous sommes dans la dernière ligne droite, nous courrons maintenant un sprint final, pour prendre une image sportive. Et nous savons comment va se terminer cette compétition : le 22 mars, nous serons tous ensemble à la tête de la municipalité pour écrire une nouvelle page de Clichy.

J’ai une pensée spéciale pour Hicham qui devait passer en jugement aujourd’hui pour diffamation vis à vis d’un élu de la majorité alors qu’il ne faisait que participer au débat démocratique : honte à cette majorité incapable de débattre et qui n’hésite pas à encombrer la justice pour des stupidités dignes du bac à sable.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui s’impliquent avec entrain dans la campagne.Je félicite particulièrement les jeunes pour leur investissement. Ils 
sont l’avenir de notre liste, l’avenir de Clichy.

 

DÉMOCRATIE CULTURELLE (récit onirique)

DÉMOCRATIE CULTURELLE (récit onirique)

Jour de promenade au cœur de Clichy, dans une ambiance très lumineuse, un week-end, en mars 2021. 

Depuis l’été dernier la municipalité a mis en place la piétonisation de nombreux espaces, y compris dans le centre ville où la place des Martyrs et les allées Gambetta ont été végétalisées d’avantage : némones, heuchères, hémérocalles, hélianthèmes associées à des graminées de type miscanthus… Mais aussi marronniers, platanes, rosiers, coquelicots, lilas, sans oublier un petit arbuste devenu célèbre et planté là un samedi de février 2020. On se souviendra longtemps de la Fête de la Musique qui fut organisée ici même quelques mois plus tard !On s’apprête maintenant à y accueillir des sculptures, car à l’automne une consultation a été menée auprès de tout.e.s les habitant.e.s de la ville, notamment par la création d’une Caravane des Souhaits qui s’est rendue dans l’ensemble des quartiers. Ce petit salon sur roues – convivial et décoré comme un soir de fête – est tiré par un groupe de cyclistes. On a d’abord souvent sourit du fait de ses allures de carrosse du XXIe siècle, tandis que le surgissement de propos sexistes sur on ne sait quelle “Cendrillon dispo” a été aussitôt combattu et savamment vaincu.

La Caravane des Souhaits a été respectée et durant trois mois elle est venue et revenue, fidèle et entêtée, pour recueillir les espérances, soumettre des idées et collecter les échanges en vue d’élaborer des actions culturelles et des embellissements dans toute la ville. Dans son sillage, le tout jeune Bibliobus (créé à la hâte pour la rentrée) s’installait certaines fois à côté de la caravane, le tout donnant alors naissance à un petit caravansérail urbain. Un soir où je revenais de l’amap (Kamu) en rentrant par les quartiers nord, je me suis approché de ce joyeux campement alors que ce n’est pas mon quartier. Un jeune homme avait décidé de lire à voix haute Le Chant d’Akli de Nabile Farès : “Ma faim était maigre de glands et de racines, mais toujours en partage (...)”. Nous l’écoutions avec émotion, dans la lueur diaphane des lampes solaires, tandis que certain.e.s habitant.e.s écoutaient depuis leurs fenêtres. C’est un doux souvenir d’hiver clichois. 

Nous voici maintenant au printemps et, pour la remise en beauté du centre ville, les habitant.e.s ont finalement choisi le thème de l’Amour. Ils ont ainsi jeté leur dévolu sur deux œuvres qui seront inaugurées ce week end par le nouveau maire : Sakuntala de Camille Claudel et Le Baiser d’Auguste Rodinformeront un duo certes insolite mais contemporain du kiosque à musique. Pour les allées Gambetta, les clichois.e.s ont choisi un buste d’Aimé Césaire, par Langloys, à l’unanimité. Le ministère de la Culture ayant pris ses responsabilités dans cette affaire, des représentant.e.s de la Réunion des Musées Nationaux ainsi que du Fond Régional d’Art Contemporain ont intensément collaboré avec l’hôtel de ville.

Avec la création sur internet de la chaîne *Clichy*la*Garenne* en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel, les adolescent.e.s de la ville sont engagé.e.s dans une série de reportages sur ce sujet. En sillonnant les rues, des micro-trottoirs réalisés lors des marchés ou dans des halls d’immeubles sont l’occasion d’entendre la diversité des opinions. Florilège : “Je me souviens d’avoir visité le musée du Louvre avec mon institutrice quand j’étais enfant et c’était très beau” ; “Je suis bien obligée de respecter le résultat des élections, mais j’dis c’que j’pense : pourquoi abandonner ce beau projet de parking ? On en a tous besoin ! ” ; “Nous vivons ici depuis trois ans, le week end nous allons souvent au parc Roger-Salengro avec les enfants, des sculptures y sont déjà mises en valeur et c’est une belle idée de prolonger hors du parc” ; “J’habite rue Morice et il n’est pas question que je vois chaque jour des personnages à poils en train de se tripoter en public alors que je vais prendre mon métro !… Je bosse moi ! ” ; “Est-ce que Clichy avait besoin de ça ? La culture c’est l’apanage des riches et puis c’est tout.” ; ” Ils critiquent Levallois mais ils veulent nous faire un Versailles ! ” ; “Oui c’est bien… enfin… je ne viens pas souvent sur les allées. Alors pourquoi ne pas carrément choisir du Jeff Koons ? “; “ Ils ont pris la mairie et maintenant ils veulent nous imposer des idoles ! … Merci bien mais ce sera sans moi ! De toute façon je n’ai pas voté pour eux.“; “J’adore… et j’en veux encore ! “.

Une dernière statue restant à choisir pour ce secteur, une prochaine étape de réflexion est proposée la semaine prochaine à la Maison du Peuple qui a été désignée – entre autres attributions – comme “ressourcerie d’idées” pour tous les débats portant sur la culture et le patrimoine dans notre commune. Ce lieu “récent” est également l’abri de la Nouvelle Université Populaire qui est autogérée par un comité composé de toute sorte de gens. Elle vient notamment de s’emparer de deux sujets de mémoire locale, en partenariat avec des institutions solides : le Mémorial de la Shoah pour le programme consacré à une mise à jour précise de la rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942 ; les Archives Nationales et l’Institut du Monde Arabe pour le même type de travail consacré aux répressions du 17 octobre 1961. La Maison du Peuple est très vite devenue le lieu de tous les espérances et il y règne une véritable ambiance de ruche ! On en voudra pour preuve cette coordination de musicienn.e.s et de chanteur.euse.s qui s’y réunit depuis janvier pour réfléchir à des formes nouvelles de mutualisation et de programmation de l’Espace Henry Miller. Dans une autre salle c’est un groupe cette fois lié au théâtre qui se réunit : on y débat d’un regroupement statutaire du Théâtre Rutebeuf et du conservatoire Léo Delibes dans la perspective d’un théâtre-école qui puisse être une force de collaboration avec la future Cité du Théâtre ordonnée par le ministère de la Culture et qui sortira de terre à la porte de Clichy en 2022.

Conformément à son respect du peuple et de la démocratie, dès sa prise de fonction, la nouvelle majorité municipale a aboli les critères d’accès aux archives municipales et a engagé un inventaire complet des œuvres du domaine public en dépôt à Clichy ou dont la ville est propriétaire. On croit savoir qu’il serait également question d’un programme de numérisation des registres d’état civil en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France et la Fédération Française de Généalogie. On a également appris que les réseaux de productions cinématographiques et télévisuelles ont été approchés pour favoriser les tournages dans notre ville. D’ici là, une projection-débat du film Les statues meurent aussi de C.Marker, A.Resnais et G.Cloquet est donc organisée à la Maison du Peuple en lien avec notre actualité locale. Il faut dire que depuis la rentrée le “thème” s’est imposé aux clichois.e.s de façon très émouvante, par l’inauguration – porte de Clichy – d’une sculpture rendant hommage aux deux jeunes cyclistes morts d’accidents à cet endroit : une reproduction de Jeunesse de Theo Balden y avait alors été dévoilée. Les résident.e.s du quartier nord, qui seront les prochain.e.s à bénéficier de cette mesure d’embellissement, semblent décidé.e.s à choisir une statue en pied d’Ousmane Sow. Mais le débat s’est progressivement élargi pour imaginer de quelle(s) façon(s) ce choix pourrait rejoindre les actions d’entraides associatives entre Clichy et le Sénégal.

Dans le domaine de la lecture publique, ce week end la médiathèque Rose Valland (son nouveau nom depuis l’été dernier) propose un atelier conte et bricolage pour les enfants, avec l’aide de bénévoles. Dans un premier temps un.e bibliothécaire leur fera la lecture de trois contes. Puis dans un second temps les enfants, aidés par les adultes, construiront un petit théâtre de marionnettes en s’inspirant d’une des trois histoires dont ils donneront à leur tour une version. Les thèmes du conte font écho à celui du carnaval qui vient d’avoir lieu. Car la médiathèque Rose Valland a également créé un comité de lecture ouvert à tout.e.s. Une quinzaine de livres est disponible à la consultation et au bout d’un mois le comité détermine la sélection des acquisitions, à partir des avis des lecteurs.rices.

Depuis l’inauguration de l’Écomusée d’histoire de Clichy (gratuit) en remplacement du salon Cesaria Evora dont les expositions sont maintenant accueillies à la Maison du Peuple ; le Pavillon Vendôme a été libéré des collections patrimoniales. Ce gain de mètres carrés a favorablement contribué au retour des missions premières de ce lieu, dont les portes étaient cruellement fermées le dimanche et dont la renommée avait progressivement été réduite à celle du restaurant concédé sur place. Tandis qu’on redécouvre que ce lieu dispose aussi d’un espace pédagogique, des expériences nouvelles sont tentées avec le tout public, notamment lors de la programmation des jeunes artistes venus de Rubi dans le cadre du jumelage. A travers les portes vitrées, les clichoise.s ont pu observer durant plusieurs jours le montage dans le salon d’honneur et se retrouver dans une relation plus intime à l’art contemporain. Des curieux.ses s’attardent en passant, certain.e.s reviennent, des relations se nouent, la chaleur de nos ami.e.s espagnol.e.s faisant le reste. L’année prochaine, le Pavillon Vendôme présentera sa première Biennale d’art contemporain dont on nous a confirmé qu’elle sera effectivement nommée “L’Arc-en-Ciel de la Boucle Nord”.

Mais alors qu’elle était encore en pleine campagne électorale, la nouvelle majorité municipale ignorait que la célèbre chorégraphe californienne d’origine islandaise – Greta Cadburry – avait choisi d’emménager dans notre commune, avec le fort désir d’y œuvrer. L’artiste, qui se dit profondément émue par La Goulue, avait pour cette raison d’abord envisagé de s’installer à Montmartre mais, ayant découvert l’histoire des blanchisseuses, son choix définitif s’est porté sur Clichy. Elle a déjà annoncé une création – In situ – au Théâtre Rutebeuf pour l’inauguration du nouveau gradin modulable (plus de numérotation, ni de catégorisation des places) ; ainsi qu’un projet triennal d’éducation artistique et culturelle qu’elle souhaite construire avec les enseignant.e.s. Greta Cadburry est par ailleurs une personne discrète qui souhaite s’intégrer dans notre ville en toute simplicité. Nos jeunes reporters de *Clichy*la*Garenne* ont tout de même pu l’interviewer : “Oui j’aime beaucoup la France et aussi Clichy parce que les gens sont so… frenchy et c’est… Comment tu dis déjà ?… Ah oui : si gentils. J’adore ! [elle rit] Ici il y a de belles arbres et du bon fromage… Je vous aime Clichy ! Is it correct ?… [elle se reprend] Mais quand je cherchais encore ma maison j’étais d’abord à l’hôtel. Et au début, tous les soirs, il y avait ce mec bizarre qui m’attendait chaque fois sur le trottoir avec son appareil photo pour poser avec moi. The guy was scary in fact !… Je ne sais plus son nom… Was it Rimi or Rami something ?… Et chaque fois lui disait à moi : “je suis le maire de Clichy” [l’artiste explose de rires puis se reprend] I smashed it “. 

😏

Sonnerie intense de mon réveil !!!… Quel drôle de rêve