Johan

Annulation du forum des associations de Clichy

Annulation du forum des associations de Clichy

Annonce sur le compte Twitter de la ville.

Après la Fête de la musique en juin puis les célébrations du 14 Juillet, Rémi Muzeau et son équipe ont purement et simplement annulé cette année le forum des associations, se retranchant derrière le contexte sanitaire du Covid-19.

Nous estimons qu’il aurait été pourtant possible de l’organiser, à l’instar d’autres communes (Clamart, Antony ou encore Colombes…), en appliquant plusieurs mesures appropriées : 

  • comptage du nombre d’entrées sur la place des Martyrs ;
  • suppression des animations/démonstrations centrales ;
  • organisation sur deux journées (les associations sportives puis les associations couvrant d’autres thématiques) afin de limiter le nombre de stands et les espacer ;
  • et bien sûr, port du masque obligatoire pour toutes et tous, exposant.e.s et visiteurs et visiteuses.

Comme indiqué par les communautés scientifiques, il va nous falloir apprendre à vivre avec ce virus. Il est donc nécessaire que la vie clichoise continue à organiser des événements créateurs de lien social en les adaptant aux circonstances, comme par exemple les kiosques musicaux organisés durant l’été ou les jeux et activités pour les plus jeunes ou nos aîné.es.

Le guide complet des associations 2020-2021 : https://www.ville-clichy.fr/cms_viewFile.php?idtf=62270&path=Guide-des-associations-2020-2021.pdf

Conseil Municipal du 16 Juin 2020

Résumé de notre conseil municipal du 16 Juin 2020

par les élu.e.s de Clichy en Commun

Vos élu.e.s Clichy en Commun de gauche à droite : Aissa TERCHI, Alain FOURNIER, Naïma SELLAM, Michel LEJEUNE-MENGWANG, Alice NORET, HIcham DAD et Charlotte NIEWIADOMSKI


En ouverture du conseil municipal du 16 juin, notre président de groupe Alain FOURNIER a fait une déclaration préalable en écho à la manifestation des soutiens du KAMU qui se tenait simultanément dans les jardins de la Mairie. Il a dénoncé le fait que cette association ait été informée par un simple appel d’un agent administratif qu’elle devra quitter les locaux du centre Léon-Blum d’ici fin juin.

Aucun.e élu.e de la majorité n’a eu le courage de leur annoncer en personne cette décision politique, ce qui est inacceptable, d’autant plus qu’il n’a été donné aucune suite à leurs demandes de rendez-vous. Expulser cette association emblématique de l’économie sociale et solidaire, pour construire un énième projet d’immeuble de bureaux est dramatique.

Dans sa question d’actualité, Michel LEJEUNE-MENGWANG regrette que pendant le confinement, le maire et son cercle rapproché aient précipitamment annulé toutes les animations estivales ainsi que les séjours habituellement destinés aux adolescent.e.s, et a donc demandé que l’argent budgété soit réinvesti et a formulé des propositions impliquant les associations sportives (initiation aux sports individuels dans le respect des gestes barrière), les associations culturelles et les artistes professionnels pour des animations en extérieur de spectacle vivant, les associations de l’économie sociale et solidaire. Il a également suggéré l’organisation de mini-séjours dans nos villes jumelles pour renforcer l’amitié entre Clichy et ces villes (il est par exemple de nouveau possible depuis le 15/6 de se rendre en Allemagne et l’Espagne rouvrira ses frontières le 21/6).

Charlotte NIEWIADOMSKI a dénoncé les obstacles administratifs rencontrés par de nombreuses familles hébergées pour l’inscription scolaire de leur enfant à Clichy, la municipalité bafouant ainsi la Convention internationale des droits de l’enfant et le Code de l’éducation qui indique que « l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit pour tous ». Pour inscrire un.e enfant, une municipalité n’a besoin que de trois documents : un prouvant son état civil, le carnet de vaccination à jour et une preuve de résidence sur la commune, cette dernière pouvant être établie selon les textes « par tous moyens » et « s’entendre de façon aussi large que possible » et pourtant les familles se voient demander des documents supplémentaires souvent difficiles ou impossibles à produire. Mme NIEWIADOMSKI a proposé le vœu suivant qui a été voté à l’unanimité : « Le Conseil municipal de Clichy-la-Garenne respectera la loi en scolarisant tous les enfants résidant sur son territoire sans délai et sans discrimination, en n’exigeant que les trois documents légalement requis. »

Hicham DAD a exigé la fourniture du procès-verbal du dernier conseil municipal de la précédente mandature, tenu le 16/12/2019 dernier ainsi que la liste exhaustive des décisions prises par le maire entre cette date le conseil d’installation du 25/5/2020 puis entre le 25/5/2020 et le 16/6/2020.

Les membres du groupe Clichy en Commun siégeront dans les commissions et organismes suivants :

  • Commission d’appels d’offres : Alice NORET titulaire.
  • Commission consultative des service publics locaux : Aïssa TERCHI & Naïma SELLAM titulaires, Hicham DAD suppléant.
  • Commission communale du règlement de voirie : Alain FOURNIER titulaire et Alice NORET suppléante.
  • Commission d’attribution des places pour les structures d’accueil de la petite enfance : Naïma SELLAM titulaire, Aïssa TERCHI suppléant.
  • Commission communale handicap et accessibilité : Michel LEJEUNE-MENGWANG titulaire.
  • Commission communale dénomination des rues et lieux publics : Alain FOURNIER titulaire, Aïssa TERCHI suppléant.
  • Commission municipale Finances : Michel LEJEUNE-MENGWANG titulaire, Alain FOURNIER suppléant.
  • Commission municipale Action sociale, Education, Sport, Enfance, Culture et Jeunesse : Naïma SELLAM titulaire, Aïssa TERCHI suppléant.
  • Commission municipale Aménagement, Hygiène, Sécurité, Prévention, Commerce, Logement et Environnement : Alice NORET titulaire, Charlotte NIEWIADOMSKI suppléante.
  • Commission municipale Services techniques, Voirie et Travaux : Hicham DAD titulaire, Alain FOURNIER suppléant.
  • Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) : Hicham DAD titulaire, Naïma SELLAM suppléante.
  • Conseil d’exploitation de la régie halles et marchés : Aïssa TERCHI.
  • Conseil d’exploitation de la régie office du tourisme : Alain FOURNIER.
  • Conseil d’exploitation de la régie stationnement payant sur voirie : Alain FOURNIER

Nous avons également demandé, au nom de la démocratie locale et du principe de représentativité, qu’un siège soit accordé à l’opposition au sein du Comité Syndical Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) de restauration Co.Cli.Co ainsi qu’au sein du conseil d’administration de la SAEM CITALLIOS. La majorité a néanmoins conservé l’ensemble des sièges dans les deux cas.

Hicham DAD et Naïma SELLAM ont été élus à la proportionnelle conseiller et conseillère territoriaux et siégeront donc au conseil du Territoire Boucle Nord de Seine.

Aïssa TERCHI a dénoncé la relégation des groupes d’opposition dans les bureaux du centre administratif du 15 rue Villeneuve, estimant que l’Hôtel de Ville est la maison du peuple et devrait regrouper les bureaux de tou.te.s les élu.e.s.

Enfin Michel LEJEUNE-MENGWANG a demandé que soit communiquée publiquement la liste des délégations confiées par le maire aux conseillers municipaux de la majorité.

Le groupe des élu.e.s d’opposition de Clichy en Commun

Le Centre Léon-Blum – Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Evacuation du centre Léon-Blum

Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Monsieur le Maire,

          Nous venons d’apprendre que vous aviez décidé l’évacuation des locaux du centre Léon-Blum à la fin du mois de juin. Ce pôle dédié à l’entreprenariat et à l’économie sociale et solidaire (ESS) est largement valorisé par les acteurs qui y sont implantés : l’atelier vélo depuis 2011, le café associatif Kamu le temps de vivre depuis 2014, mais aussi le Bateau Libre ; SoliCycle prête également une réserve à l’association MDB (Mieux se Déplacer à Bicyclette) pour loger les bicyclettes de la vélo-école présente sur Clichy depuis 10 ans.

          Cette annonce a été faite de manière particulièrement incorrecte. Au lendemain de la session d’installation du conseil municipal, le 25 mai, les bénévoles du Kamu ont été appelés par un responsable technique de la Ville les enjoignant de vider les lieux et de rendre les clés le 30 juin. Un mail a suivi cet étrange appel informel. Pas de démarche officielle, pas de rendez-vous proposé pour discuter de leur avenir ni d’un éventuel relogement. Aucun élu n’a daigné se déplacer pour les rencontrer. Cette demande se voudrait purement administrative, alors qu’elle est de nature avant tout politique.

          La convention par laquelle la Ville prête des locaux du centre artisanal aux associations de l’économie sociale et solidaire arrivait à échéance le 30 mars. C’est par voie de presse que les structures avaient appris, à la fin de l’année, l’existence de projets de construction d’un « pôle commercial » (jardinerie, restaurant panoramique…), visant le mail Léon-Blum. Ils avaient alors tenté d’obtenir un rendez-vous avec vous ou vos adjoints, en vain.

Nous condamnons la méthode employée, qui fait fi de la concertation et contredit le discours que vous avez tenu à la presse : « Dès 2015, nous avons souhaité donner une dimension économie sociale et solidaire au centre avec plusieurs structures comme l’épicerie solidaire », et « nous sommes en discussion avec toutes les associations pour trouver des locaux dans Clichy » (Le Parisien, 16 décembre 2019). Cette méthode s’assied aussi sur les promesses de campagne d’Oxygène : « La participation de tous à la vie locale » (promesse n° 10) et « favoriser la démocratie locale » ; « Plus de 300 associations, animées par des bénévoles engagés, font l’âme de la ville. Leur richesse représente un formidable moteur de l’animation de la vie locale. Nous faciliterons la gestion des associations au quotidien, pour permettre aux Clichois d’exercer leurs activités dans des conditions optimales » (préambule aux projets culturels de la liste de M. Muzeau).

Vous vous étiez engagé à proposer une solution permettant aux structures de l’ESS de poursuivre leurs activités. Où est donc cette proposition qui aurait dû être formulée avant toute exigence de quitter les lieux ? Doit-on conclure qu’elle n’est plus d’actualité et que c’est l’existence même de ces actions que vous remettez en cause ? Il en va de leur survie !

          Vous êtes, bien sûr, au courant de l’utilité et de la qualité du large programme d’activités et d’animations du Kamu, porté sans faille par des militants associatifs investis et bénévoles, qui contribuent à le faire rayonner au-delà de Clichy. Vous êtes, bien sûr, au courant de l’utilité de la structure d’insertion SoliCycle, qui accompagne des demandeurs d’emploi en réparant des vélos destinés au rebut. Et vous connaissez l’importance de permettre à tous d’apprendre à conduire un vélo en ville, surtout à l’heure des séquelles de la pandémie du Covid-19.

En décidant unilatéralement l’évacuation des locaux, c’est l’ensemble des activités des associations et entreprises du centre artisanal Léon-Blum qui est remis en cause. Vous prenez le risque d’anéantir des années d’efforts fournies par les équipes de bénévoles du Kamu pour créer du lien, de la solidarité et développer une offre culturelle populaire et de qualité, ainsi que des loisirs exceptionnels à Clichy (fêtes et concerts, expositions, projections-débats, contes, théâtre, goûters avec animations pour enfants, jeux, ateliers de céramique, de couture…). Chaque mercredi, il accueille la distribution d’une des AMAP les plus importantes du territoire. Le conseil général des Hauts-de-Seine avait d’ailleurs classé le Kamu lauréat, lors de son appel à projets de 2014. L’association bénéficie de subventions de la Région, du Département et de la Ville.

L’économie sociale et solidaire est particulièrement adaptée à la situation post-crise sanitaire. Elle est créatrice d’emplois de proximité, non délocalisables, en direction de populations souvent exclues du travail ; elle accueille et remobilise des jeunes en mission de service civique ; elle apporte des services en lien direct avec les Clichois et crée du lien social comme avec les pensionnaires de la Fondation Roguet, avec des associations comme Artisans du monde, la Porte-Bonheur, D’un livre à l’autre, les parents d’élèves de la FCPE, la Ligue de l’enseignement, etc.

Cette économie a du sens et s’inscrit dans la durée, elle a bien plus d’avenir que les entreprises fonctionnant sur des niches d’opportunité. L’épisode de la pandémie nous l’a violemment démontré : c’est un changement de société qu’il convient d’amorcer, en revoyant les critères de la réussite économique et sociale, pour passer d’une économie débridée et destructrice à une économie responsable et durable, pour proposer un monde vivable aux générations futures.

L’ensemble des grands projets d’avant le confinement doit être revu de manière à ne pas reproduire les erreurs du passé. Il convient d’organiser à Clichy un grand débat citoyen, inédit, une vraie consultation populaire permettant d’élaborer un projet avec les Clichois pour notre ville. Urban Osmose, la disparition de l’hôpital Beaujon, sont des projets qui ont été décidés dans les bureaux du pouvoir municipal ou de la Métropole, hors de toute concertation publique, hors-sol. Ils ne prennent pas en compte l’intérêt commun. Ils datent du monde d’avant et doivent être gelés.

Monsieur le Maire, Clichy en Commun vous demande de suspendre le délogement des structures du centre artisanal Léon-Blum. Vous nous avez promis, lors du premier conseil municipal de ce mandat, d’être à l’écoute des élus de l’opposition : prenons le temps de la réflexion et trouvons une solution pour l’ensemble des entreprises de Léon-Blum et pour le quartier Beaujon.

Clichy en Commun

Le Kamu lors de la réouverture des terrasses

Conseil municipal d’installation, démocratie limitée

Conseil municipal d’installation, démocratie limitée

Disposition de la salle du conseil à l’heure des gestes barrières.

Nous avons assisté au premier conseil municipal d’installation, lundi 26 mai, dont l’unique but était l’élection du maire et des adjoints. Le conseil municipal étant d’abord une instance de débat politique, nous avons demandé à pouvoir nous exprimer en fin de séance. Nous avons souhaité prendre la parole à plusieurs voix, afin de montrer notre volonté d’être sept élu.e.s à parts égales, qui ne se rangent pas derrière un chef ou un porte-parole. Au vu des mesures sanitaires en place, nous avons finalement décidé d’être le plus concis possible et de privilégier une seule intervention.

Après l’élection du maire et de ses adjoint.e.s, Rémi Muzeau nous a lu la charte des élus, charte très limitée dans ses intentions. Clichy en Commun ayant signé des engagements de plusieurs associations comme Anticor ou Transparency concernant entre autres la transparence de l’action publique ou la lutte contre la corruption, nous avons conseillé au maire de faire de même.

Alain Fournier est donc intervenu tout d’abord sur notre conception de la démocratie. La qualité de l’opposition est en effet dépendante de l’attitude de la majorité : si cette dernière ne fait que le minimum, octroyer la parole au conseil municipal sans débattre, sans même répondre comme on l’a vu lors du précédent mandat, alors la seule place laissée à l’opposition est la contestation.

Dans un second temps, Alain Fournier a évoqué la pandémie qui nous a durement frappé.e.s : elle nous impose de ne pas recommencer comme avant, d’envisager d’autres formes de développement qui soient écologiques et solidaires, et mises en place de manière citoyenne. Cela implique à la fois d’engager une autre vision du monde, au niveau planétaire, mais aussi, au niveau local, de concevoir une ville en rupture avec le modèle précédent. Il s’agit de rompre avec une politique de la ville dense, qui bétonne complètement l’espace communal, pour développer une politique sociale, généreuse et solidaire. C’est dans cette optique que Clichy en Commun était dès le lendemain à Beaujon, pour soutenir le personnel de l’hôpital qui se bat pour maintenir cet établissement et pour défendre le service public.

Malheureusement, notre prudence face à une contagion potentielle a privé Alice Noret d’intervenir sur l’accompagnement des plus fragilisé.e.s à l’heure du confinement, Charlotte Niewiadomski sur l’installation des pistes pour vélos et sur leur caractère transitoire et Aïssa Terchi sur les problèmes soulevés par la réouverture des écoles.

A noter que juste après le conseil, nous avons appris que le square Rose-Guérin allait être détruit pour qu’y soit réalisé un énième projet immobilier. Le lendemain, c’était l’annonce de l’expulsion imminente du Kamu sans concertation ni proposition de relogement. Et demain ? Le permis de construire du parking des allées Gambetta ?

Nous avons ainsi la preuve que les promesses de Clichy-Oxygène « naturellement » n’auront duré que le temps d’un mensonge de campagne et d’une intervention faussement aimable lors de ce conseil ; maintenant que le maire et son équipe sont réélus, le bétonnage peut reprendre tranquillement. 

Les élu.e.s de Clichy en Commun restent mobilisés et fidèles à leurs engagements de campagne : aux côtés de celles et ceux qui veulent changer la ville, qui veulent se battre pour que Clichy redevienne solidaire, écologiste et citoyenne. Dans la transparence et avec vous toutes et tous.

SAUVONS BEAUJON, SAUVONS L’HÔPITAL PUBLIC

SAUVONS BEAUJON, SAUVONS L’HÔPITAL PUBLIC

Une centaine de Clichoises et de Clichois se sont réuni.e.s mardi 25 mai devant les grilles de l’hôpital Beaujon.

A l’initiative de FO, rejointe par la CGT et SUD, des représentants du personnel de l’hôpital nous avaient appelé.e.s à les rejoindre pour les soutenir à la veille de l’ouverture de ce que le gouvernement appelle le «  Ségur de la santé » . Une délégation de l’interpro, conduite par des postiers de SUD et des enseignants du SNUI-pp, était là pour rappeler que cette bataille concerne les salarié.e.s, du public et du privé.

Les personnels de Beaujon se mobilisent depuis des années pour la survie de cet hôpital, menacé par le plan hôpital Grand Paris-Nord, qui prévoit de nombreuses fusions/destructions de services, notamment à Beaujon et à Bichat.

Comme les autres établissements de l’AP HP, les soignantes et les soignants de Beaujon ont été très sollicités par la crise du Covid, alors qu’ils ont de moins en moins de moyens et sont de moins en moins nombreux. Ils ont répondu présents lors de cette épidémie malgré une direction de l’AP HP qui prétend que de nombreux services de cet établissement ne servent à plus grand-chose.

Comme ses collègues de Tenon et de Robert-Debré, le personnel soignant de Beaujon veut plus de moyens et exige : la rénovation de l’établissement pour assurer sa pérennité, l’arrêt des fermetures de lits, une revalorisation des salaires et du point d’indice, l’embauche de personnel et la titularisation des précaires, qui permettent d’assurer les soins.
Les manifestants sont ensuite partis en déambulation, masqués et à distance prudente, dans les rues de Clichy.

Une assemblée générale s’est tenue mardi 4 juin qui, en attendant la manifestation nationale de la santé le 16 juin, appelle, avec l’intersyndicale CGT – F0 – SUD,  les Clichoises et les Clichois à un nouveau rassemblement : MARDI 9 JUIN à 14 heures.

Les militants de Clichy en Commun y seront.

Cérémonie de commémoration du 8 Mai 2020 – Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Cérémonie de commémoration du 8 Mai 2020

Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Monsieur le Maire,

A la lecture du compte rendu public de la cellule de crise que vous présidez, nous avons noté qu’à l’occasion du 8 Mai vous veillerez, avec votre premier adjoint, en comité restreint, au devoir de mémoire.

Cela est conforme aux modalités communiquées par Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, et semble bien sûr raisonnable compte tenu de la situation exceptionnelle liée à l’état d’urgence sanitaire.

Nous pensons toutefois qu’il est possible d’aller au-delà pour commémorer les 75 ans de la capitulation nazie, et que les nouvelles technologies pourraient permettre d’impliquer tou.te.s les Clichois.e.s qui le souhaiteraient.

Certaines communes telles que Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) annoncent d’ores et déjà la retransmission sur leur page Facebook de la cérémonie qu’elles organisent, afin que leurs habitant.e.s puissent suivre la commémoration à distance.

Il serait aussi envisageable de proposer, sur le site Web de Clichy, outre votre discours, une exposition virtuelle.

Celle-ci pourrait reprendre les meilleurs articles brillamment rédigés par le service archives de la Ville, des photos et des témoignages – par exemple celui du regretté Jacques Debord – pour évoquer la mémoire des résistant.e.s, des déporté.e.s et des Justes Clichois, ainsi que celle des combattant.e.s qui ont péri pour libérer notre commune du joug nazi.

Nous suggérons aussi d’associer les élèves du collège Jean-Macé, très impliqué.e.s dans le souvenir.

Vous remerciant pour l’attention que vous porterez à ces propositions.

Les membres de Clichy en Commun

Mobilité à l’heure du déconfinement – Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Mobilité à l’heure du déconfinement

Lettre ouverte au Maire de Clichy-la-Garenne

Monsieur le Maire,

Si les contours du déconfinement annoncé par le gouvernement pour le 11 mai restent encore flous sur bien des plans, il est certain que la question des modes de transport des Franciliens va devenir centrale.
Espérer conserver les mesures simples de distanciation dans les transports en commun comme la ligne 13 n’est pas réaliste. Le report sur la voiture entraînera d’insupportables embouteillages, une pollution au dioxyde d’azote et aux particules fines s’attaquant à notre santé et amputant notre espérance de vie de plusieurs années. Clichy est déjà saturée par une circulation automobile de plus en plus dense.

La Région Ile-de-France soutient la mise en place d’itinéraires vélos structurants, sur des voies sécurisées, le long des grands axes de métro. Clichy doit s’engager de façon urgente dans ce projet et en particulier la ligne E du RER vélo ( https://rerv.fr/) qui longe la ligne 13 du métro, identifiée comme prioritaire. Plots et marquages au sol matérialiseront des pistes réservées aux vélos et aux trottinettes, séparées des voitures comme des piétons.

Clichy en Commun avait inscrit comme priorité dans son programme électoral de déployer un véritable plan vélo pour notre ville, interconnecté aux villes voisines. La crise sanitaire actuelle nous oblige à accélérer dans cette voie pour protéger la santé des Clichois.es, qui souffraient déjà avant la crise des embouteillages et de l’insécurité routière, comme l’ont annoncé certaines villes en France et en Europe.

Le vélo :
– permet de respecter la distanciation nécessaire contre le virus,
– représente un coût bien inférieur par rapport à une voiture, que ce soit en matière d’équipements pour les usagers ou de voirie pour la collectivité,
– protège l’environnement et la santé de tou.te.s (notamment pulmonaire).

Le Club des Villes et Territoires cyclables qui coordonne, à la demande de l’Etat, les initiatives d’aménagements temporaires cyclables dans le cadre d’une stratégie de mobilité post confinement a déjà fait des préconisations intéressantes.

Certaines d’entre elles sont du ressort de la municipalité.

Nous vous demandons donc :
de prendre les arrêtés nécessaires et de mettre en place un aménagement d’urgence pour faciliter la circulation cycliste, sécuriser les abords du périphérique, des berges de Seine, le franchissement des ponts, en lien avec le Département des Hauts-de-Seine ;
de déployer une campagne d’information et de sensibilisation auprès des automobilistes et des nouveaux cyclistes pour éviter des comportements accidentogènes et pour inciter à la pratique du vélo (Clichy Actus, affichage municipal, …) ;
de soutenir les associations et collectifs qui initient la population à la remise en selle, à l’entretien et à la réparation d’un vélo.

Clichy doit accepter de réduire l’espace public dévolu à la voiture et offrir rapidement aux modes doux des aménagements temporaires, qui serviront de test avant de s’inscrire dans la durée.

Le collectif Clichy en Commun

Reprise des chantiers, la priorité du Maire confiné

Reprise des chantiers, la priorité du Maire confiné

Le chantier en face du parc des Impressionnistes
Le chantier en face du parc des Impressionnistes

Il est quand même caricatural que, dans le département des Hauts-de-Seine, la première activité non vitale à reprendre soit la construction immobilière. Une réunion s’est tenue à l’initiative du Préfet regroupant aussi les représentant.e.s du département et des mairies afin de prendre cette décision. Quel symbole représentatif de ce qu’est ce département du 92 !

Ces bonnes personnes responsables vont mettre en avant la nécessité d’une reprise rapide de l’activité économique permettant de lutter contre le chômage partiel. Dans leur logique, toutes les victimes du coronavirus sont embarquées sur le même bateau et motivées par les mêmes intérêts : ceux de la réussite économique, de la croissance et de la prospérité. Rappelons quand même que les travailleur.se.s du bâtiment sont parmi les plus mal traité.e.s avec le recours à une main d’oeuvre en situation et statut précaires, voire illégale pour certains chantiers très contraints, avec des conditions de travail difficiles et dangereuses.

Les acteurs économiques de ces secteurs (banques, promoteurs, entreprises de BTP) sont puissants et leur écoute par les pouvoirs publics reste très bienveillante. Aussi, tout est fait pour garantir l’activité lucrative, les bénéfices financiers, parce que le soi-disant bon sens dit bien : « quand le bâtiment va, tout va ». D’ailleurs, on ne compte plus les scandales de conflits d’intérêts entre promoteurs et politiques qui se terminent parfois au tribunal.

En cette longue période de confinement qui va devenir de plus en plus pénible pour beaucoup, imposer le retour du bruit lié aux travaux qui sera supporté par le voisinage n’est pas la meilleure idée. Cela peut au contraire pousser des familles, ne supportant plus le bruit, à ne pas respecter le confinement. On voit bien dans cet exemple que la vie et le bien-être de la population valent moins que les affaires et les profits.

Ce type de mesures témoigne que les responsables politiques n’ont pas compris la problématique de cette pandémie. Par exemple, on constate logiquement que les régions les plus touchées par le virus demeurent celles qui sont les plus densément peuplées : l’Île-de-France, le Nord, l’Alsace. Idem en Italie avec la Lombardie, en Espagne avec la Catalogne et aux États-Unis avec New York. Sur les Hauts-de-Seine qui est le deuxième département le plus dense de France avec 8 620 hab/km2, on continue à bétonner en urbanisant la moindre parcelle.

À Clichy, qui compte 19 830 hab/km2, le maire construit sans limite y compris à la place d’espaces verts, de manière complètement irresponsable ; il voudrait voir la ville monter à 70 000 habitants. Les Clichois.e.s s’en rendront compte au moment des vagues de chaleur à venir ; le béton et le bitume renforcent la chaleur alors que la végétation et l’aération de l’espace public permettent de créer des îlots de fraîcheur. Après le drame du coronavirus, la majorité municipale en prépare un autre à l’instar de la canicule de 2003.

Dans l’immédiat, nous demandons à Rémi Muzeau d’arrêter définitivement les grands projets inutiles et imposés, nuisibles pour la ville et qui correspondent à une logique de développement du passé : Tour de la Maison du peuple, parking sous les allées Gambetta, destruction du centre artisanal Léon Blum. Au-delà de ces projets emblématiques contre lesquels se sont créés des collectifs que nous soutenons, il faut aussi abandonner les trois tours Prism au nord du cimetière nord dont une tour pyramides de 18 niveaux à proximité du Pont de Gennevilliers ainsi que la tour de logements de 18 niveaux rue du Port.

Il est primordial d’aérer la ville en créant un maximum d’espaces verts. Le bien-être des Clichois.e.s doit devenir la priorité de la municipalité.

Un mois de confinement à Clichy

Un mois de confinement à Clichy

Un balcon à Clichy, le 10 Avril

Nous tenons d’abord à exprimer notre soutien le plus sincère aux personnes touchées par le Covid-19 ainsi qu’à celles et à ceux qui ont perdu un.e ou des proches.

Nous souhaitons remercier toutes les personnes qui, chaque jour et malgré le danger de l’épidémie, permettent au reste de la population de vivre ce confinement plus sereinement : personnel soignant, agent.e.s de nettoyage, employé.e.s des commerces de première nécessité, professeur.e.s, bénévoles d’associations, agent.e.s de police et l’ensemble du personnel municipal. A vous toutes et tous, nous tenons à rendre hommage, ainsi qu’à toutes les personnes qui prennent soin de leur entourage et font le choix de la solidarité.

En tant qu’acteurs et actrices de la vie politique clichoise et élu.e.s de l’opposition, nous nous inquiétons de la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 par l’équipe municipale : sa discrétion les premiers jours, son manque d’actions, son silence face aux préoccupations et aux besoins des Clichois.e.s.

Tout près de chez nous, la municipalité de Gennevilliers se bat quotidiennement pour des conditions décentes de confinement pour tou.te.s et demeure transparente dans sa communication. A Clichy nous avons appris par le curé de la paroisse, lors de la messe des Rameaux, que notre maire serait souffrant. Si les informations de la paroisse sont avérées (drôle de bulletin municipal !), nous souhaitons à M. Muzeau un prompt rétablissement. Mais la santé étant une affaire strictement personnelle, c’est la gestion de la ville qui nous importe. Dans le cas où M. Muzeau serait convalescent, qui gère Clichy ? Cette question est légitime dans ce contexte d’urgence sanitaire.

En tant que citoyens et citoyennes, nous partageons les inquiétudes des Clichois.e.s, et nous voulons contribuer à toute action visant à aider et accompagner sur les plans sanitaire et social.

Bilan de la municipalité

Il aura fallu attendre le 24 mars, soit 8 jours après le début du confinement, pour avoir enfin une première communication officielle du maire via le site de la ville, nous informant de l’activation du poste de commandement communal.

Le 3 avril nous apprenons enfin que s’est réunie une cellule de crise, que l’on nous annonce présidée par le maire ; alors que son équipe et lui sont toujours aux abonnés absents sur le terrain !

De nombreux Clichois.es, d’ancien.e.s élu.es et élu.e.s de l’opposition les interpellent quotidiennement via les réseaux sociaux et s’inquiètent, légitimement, de l’absence d’information sur les actions concrètes menées par la municipalité.

Certains proposent leur aide, telle l’adjointe à la santé Mme Mireille REA, mise à l’écart de la mairie sans explication, d’autres se questionnent sur le nombre de malades et de décès à Clichy, sur l’approvisionnement en masques, sur l’aide au personnel soignant des hôpitaux et EHPAD de la ville, aux personnes âgées et isolées, aux sans-abri, aux familles et ménages en situation de précarité.

Aujourd’hui, vendredi 17 avril, après un mois de confinement, la mairie n’a communiqué aucun chiffre sur la situation sanitaire de la ville. Combien de malades ? Combien de décès ? Quelles sont les populations les plus vulnérables ? Et surtout que fait-elle ?

A ce jour, ces questions restent sans réponse.

La mairie reste silencieuse et se contente de relayer des informations ou des actions nationales.

L’équipe de Clichy en Commun se mobilise

Après une campagne très prenante, nous avons pris le temps collectivement de faire le point sur l’avenir de notre collectif.

Nous souhaitons continuer à faire vivre Clichy en Commun et à agir avec les habitant.e.s de notre ville.

Nous essayons, avec nos sympathisant.e.s, de préparer des masques que nous apporterons aux structures hospitalières, médicales ou associatives qui en auraient besoin.

Nous tentons également, avec les associations dans lesquelles certain.e.s d’entre nous agissent, de nous occuper des plus démuni.e.s (locataires dans le besoin, parents isolé.e.s ou sans logement fixe, enfants en rupture scolaire, étranger.e.s en situation précaire, etc.).

Contactez-nous si vous souhaitez être accompagné.e.s ou si vous avez connaissance de personnes dans le besoin : courses à domicile, masques, soutien scolaire, ou encore contact par téléphone ou vidéo, … N’hésitez pas à partager ce message autour de vous.

Si vous voulez agir avec nous, vous pouvez également nous contacter par le formulaire du site.

En attendant de vos nouvelles, prenez soin de vous et bon courage à tou.te.s.

Clichy en Commun

Procuration

Donner une procuration pour Clichy en Commun.

En cas d’indisponibilité,pour une raison ou une autre, il est possible de donner une procuration pour le dimanche 15 et/ou le dimanche 22 mars. Si on est absent on peut quand même voter. Il suffit de se rendre au commissariat de police avec une pièce d’identité et le nom de celui ou celle qui prendra votre procuration.

Pour que ça aille plus vite, il est possible de préparer le formulaire depuis chez soi, avant de l’apporter au commissariat.

Si vous ne savez pas à qui donner votre procuration, contactez-nous! nous trouverons un soutien pour le faire ! contact@clichyencommun.com

06.04.17.47.30